École de technologie supérieure

Cette exposition est organisée dans le cadre du Programme d’intégration des arts et de la culture (PIAC) de l’ÉTS qui vise à faire du campus un lieu de création, de diffusion et de promotion des arts et de la culture.


Silencieusement,
tout se déplace

Exposition de février à mai 2026

Issues de l’œuvre numérique exposée à la bibliothèque « Silencieusement, tout se déplace », cette série d’images extrait des fragments altérés. Textures brouillées, formes étirées et décalages de couleurs témoignent d’une esthétique de la dégradation, où l’image semble se défaire sous nos yeux.

Présentées comme des traces, ces vues suspendent le mouvement et donnent à voir ce qui, dans le flux vidéo, est déjà en train de disparaître. Elles suggèrent la fragilité des milieux représentés et prolongent, par l’arrêt et l’altération, une réflexion sur la mémoire du vivant et la précarité de ses territoires.


est un artiste interdisciplinaire franco-marocain résident au Québec. Après une licence en science de l’audiovisuel en France, il obtient une maîtrise en création numérique à l’UQAT en 2018. Ses recherches artistiques ont bénéficié du soutien de la galerie Jano Lapin et du MAI à Montréal, du centre Sagamie à Alma et prochainement du centre Bang à Chicoutimi. Son travail a été exposé à l'Écart, Eastern bloc, à la Biosphère, au Livart et dans des expositions d’art public telles que REGARDE! ou Mémoire de l’avenir. Sa première exposition individuelle aura lieu au Centre d'exposition Léo-Ayotte à Shawinigan en avril 2026

Démarche artistique


La pratique artistique de Marwan Sekkat s’inscrit dans une démarche de recherche-création interdisciplinaire. Elle articule arts numériques, installation et savoir-faire artisanaux. Son travail explore les questions d’identité, de mémoire et de transmission à travers une approche expérimentale, nourrie par une réflexion décoloniale sur les images. Le glitch, l’automatisation, la simulation informatique et la manipulation algorithmique dialoguent avec le tissage et la broderie. Confrontant ainsi l'instantanéité a des gestes lents, répétitifs et parfois douloureux. Ses œuvres oscillent entre contrôle et accident, intention et hasard. Qu’il s’agisse d’installations, d’objets hybrides, de dispositifs audiovisuels ou de performances visuelles, ses projets cherchent à créer des espaces de perception où le spectateur est invité à ralentir, observer et ressentir.

Marwan Sekkat questionne ses appartenances culturelles. Le corpus d'œuvre qu’il construit interroge la notion de transmission sous diverses formes en mettant en scène et en figeant dans le temps différents souvenirs. Si l’histoire coloniale qui lie la France et le Maroc est l’un des points de départ de ses recherches, son installation au Québec lui permet d’introduire de nouveaux prismes et enjeux de réflexions dans sa pratique. La transdisciplinarité de sa pratique résonne avec la multiplicité de son identité interculturelle. En étudiant notamment des techniques de broderie Fassie il se réapproprie des parties de son identité et de son histoire familiale. Ainsi, il développe une grammaire de création qui porte en elle-même son héritage culturel.

MARWAN SEKKAT

EXTRAIT DE
L’INSTALLATION VIDÉO

Exposition passée

  • Les deux artistes exposé.e.s, Taïna Mueth et Pierre-Paul Pariseau, ont opté pour une technique similaire : le collage numérique, qui nous apporte une vision différente mais tout à fait complémentaire de leur réalité. Ils ouvrent la porte au questionnement entre notre interprétation du réel ainsi que de la composition.

Précédent
Précédent

Sofitel | 2025 - ajd

Suivant
Suivant

LCI Éducation | 2020 - ajd